FÊTE PAYSANNE MARDI 26 JUILLET 2016


Des oies au Capitole

pour défendre l'élevage paysan

La Confédération paysanne organisait dimanche 21 février un marché gourmand place du Capitole à Toulouse pour dire non à la disparition des élevages paysans de volaille.

 

Des oies au Capitole, le clin d'œil est sympathique. Mais il renvoie à de réelles revendications. Celles des éleveurs paysans de volaille, fermiers de plein air, qui refusent d'être sacrifiés sur l'autel de la lutte contre la grippe aviaire. Pour se faire entendre, la Confédération paysanne organisait dimanche 21 février à Toulouse la manifestation «Les oies au Capitole », entre vente de bocaux de foie gras, casse-croûte au magret grillé et conférence vétérinaire.

 

Sylvie Colas, éleveuse à Lectoure (Gers) et représentante Midi-Pyrénées au comité national de la Confédération paysanne, est venue y vendre son dernier lot de canettes de Barbarie.

 

 

Pas de canette pour Noël

 

Depuis le 18 janvier 2016 (date de la mise en place de la procédure de vide sanitaire), Sylvie ne peut plus s'approvisionner en canetons. «J'élève 500 canettes par an que je vends par lot tous les deux mois en circuit court. Pour un caneton acheté à l'âge de un jour, il y a, derrière, au moins trois mois d'élevage. Même si je rentre des canetons cet été, je ne suis pas sûre de pouvoir vendre des canes à rôtir pour Noël », explique l'éleveuse, fâchée de servir d'image de carte postale. «Les politiques aiment bien poser avec nous, se montrer avec des agriculteurs sympathiques aimant leur terroir et leurs bêtes, proposant de bons produits, mais si nous ne servons que d'image, nous allons crever, l'élevage fermier va disparaître au profit d'élevages industriels et adieu notre culture du sud-ouest ! ».

 

 

En pleine préparation de la soupe paysanne pour ce marché gourmand qui a réuni des producteurs du grand sud-ouest (y compris Dordogne et Pays Basque), Pierre Dufour, éleveur et conserveur dans le Lot, approuve. «Dans cet épisode de grippe aviaire, on crée une zone de vide sanitaire pour rassurer les pays importateurs de volaille mais rien ne nous concerne ! Comment appliquer les mesures de biosécurité (pas de mélanges d'espèces, bâtiments en dur…) à nos petits élevages ? Le risque de grippe aviaire n'est pas chez nous mais là où les animaux sont standardisés, génétiquement modifiés et confinés…» témoigne l'éleveur qui en appelle aux consommateurs et aux élus pour défendre la qualité et l'emploi. «Dans le Lot, 80 conserveurs à la ferme représentent 300 emplois, autant qu'une coopérative industrielle. Ceux qui fournissent les restaurateurs cet été vont perdre 60 % de leur chiffre d'affaires avec l'arrêt des gavages en avril ».

 

 

Clément Poujade, gérant de la ferme des Pibouls à Montauban a fait les comptes : «Nous ne rentrons plus de bêtes depuis le 18 janvier, nous allons vider nos salles de gavage jusqu'au 30 avril, les nettoyer pendant un mois… La prochaine production ne démarrera pas avant septembre, c'est au moins 40 % de notre chiffre d'affaires en moins ».

 

La Dépêche

 


Grippe aviaire : Marché des éleveurs à Toulouse contre des mesures "suicidaires"


 

Des dizaines d'éleveurs de volailles ont installé dimanche 21 février, sur la place du Capitole à Toulouse, un marché gourmand pour dénoncer les mesures, selon eux, « suicidaires » et « aberrantes » de lutte contre l'influenza aviaire dans le Sud-Ouest.

 

 

A l'appel de la Confédération paysanne, les agriculteurs ont attiré sous un grand soleil les badauds afin de les sensibiliser à leur situation. Suite à la multiplication de foyers d'influenza aviaire dans le Sud-Ouest, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un vide sanitaire, de mi-avril à mi-mai, suivi par des mesures de biosécurité afin d'empêcher le retour de la maladie.

 

« Le problème de la grippe aviaire est lié à l'industrialisation de la production, et on en paye les pots cassés », a expliqué à l'AFP Sylvie Colas, éleveuse bio dans le Gers et membre du comité national de la Confédération paysanne.

 

« Les mesures de biosécurité sont inapplicables à notre système », a-t-elle fustigé, sur la grande place de Toulouse, en citant le système de bande unique, qui impose le rassemblement d'animaux de même espèce et de même âge, ainsi que l'interdiction de visite du public sur les exploitations.

 

 

« L'élevage en vente directe pas entendu »

 

Les exploitations sont plus petites, élèvent des animaux en plein air sur de plus longues périodes, a précisé Mme Colas. La transformation à la ferme impose aussi d'avoir des animaux d'âges différents sur le site.

 

Au-delà, « quatre mois sans production, cela veut dire pas de rentrée d'argent. Pour nous, c'est suicidaire », a-t-elle ajouté, jugeant les aides annoncées par le gouvernement « complètement décalées par rapport à la réalité de la ferme ».

 

« Depuis le début de la crise, l'élevage en vente directe n'est pas entendu, pas reconnu ». « On veut vivre », a résumé Pierre Dufour, éleveur de canards gras dans le Lot. « Ce qui m'inquiète, c'est la volonté de m'éliminer », s'est aussi indigné Jean-Marie Ranc, qui élève environ 2.000 canards et oies dans le Lot-et-Garonne et juge «aberrantes » les mesures de biosécurité.

 

Le paysan, dont l'exploitation produit et transforme les animaux jusqu'à la conserve, se tenait debout derrière un stand où trônaient des bocaux vides, symbolisant l'arrêt de la production à venir.

 

 

Agence Française Presse

 

 

 

LA CONF DU LOT ÉTAIT PRÉSENTE PLACE DU CAPITOLE A TOULOUSE

Marché paysan pour défendre

l'élevage fermier


SAUVONS L’ÉLEVAGE FERMIER menacé par les mesures de biosécurité prises pour lutter contre l'influenza aviaire.

MOBILISATION A TOULOUSE DIMANCHE 21 FÉVRIER 2016

LES OIES AU CAPITOLE

10h30-16h00  MARCHE GOURMAND
avec les produits de nos fermes

14h00 CONFÉRENCE DÉBAT
"grippe aviaire, modes de production et santé animale"
avec le Professeur Guérin
de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse

VENEZ NOMBREUX

Pour en savoir plus :
NOUS AVONS CRÉÉ UN  BLOG :   http://lebonheurestdansnosfermes.blogspot.fr/

une page facebook :          https://www.facebook.com/Le-bonheur-est-dans-nos-fermes-1058410670913614/?fref=ts

 

une page évènement :       les oies au capitole   https://www.facebook.com/events/1555330191448318

Rencontre citoyenne


La Confédération paysanne et l’Adear du Lot


vous convient à une soirée débat


sur le thème « Migrants et Agriculture »,


le mercredi 9 Décembre


à partir de 20h30 au Caf'Causse à Assier



« L’agriculture est l’un des secteurs d’emploi les plus faciles d’accès pour les migrants.

Dans une Europe où des politiques de fermeture et de contrôle se mettent en place, et où se développent des phobies contre l’afflux migratoire, les migrants constituent la grande majorité de la main d’œuvre agricole.

Leur condition de migrants les rend vulnérables, les prive de certains droits et les marginalise. Des recruteurs et exploitants agricoles peu scrupuleux, qui peinent à trouver des travailleurs nationaux suffisamment flexibles et dociles, profitent de cette vulnérabilité pour leur imposer des conditions de travail précaires et parfois dangereuses. »